Cécile Sauvage

Cécile Sauvage

Résumé

Portrait de Cécile Sauvage Cécile Sauvage Le Vallon

Calme de l’ombre
Dans un silence de beauté.
Ah ! si ce vallon ne peut
Avec son herbage bleu
Et ses dormantes fougères
S’étendre à toute la terre,
Ah ! que seule j’y demeure
Au pied du bouleau qui pleure ;
Que seuls, amis de beauté
Et de rêve se promènent
Dans l’atmosphère sereine
Sur un gazon velouté.
Un long silence autour de nous.
Cette tête sur mes genoux
Blanche et sévère
Rejoint le calme de la terre.
Les yeux sont clos sur un rire effacé,
Les lèvres sont closes, le nez
Est sans souffle. Dans l’air muet
Parfois un soupir monte et s’achève.
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Portrait de Cécile Sauvage Cécile Sauvage Le Vallon

Dans mon vallon familier,
Que l’ombre, que le silence
Viennent s’allonger au pied
De mon corps blanc replié.
L’oiseau jette un cri de gloire
Et l’homme ayant joint les doigts
A l’air de dire une histoire
D’autrefois.
Ô plus haute que la vie,
Froide et pâle Poésie,
Lève-toi
Et pleure et danse à la fois.
Allonge vers les bouleaux
Tes bras si longs et si beaux,
Insaisissable pensée,
Et sur ta chair offensée
Ramène le triste flot
De tes tresses délacées.
Ô tristes et longs sanglots
De l’oiseau.
L’homme est mort d’avoir osé
Un baiser.
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Portrait de Cécile Sauvage Cécile Sauvage Le Vallon

Mollesse de l’ombre et du vent,
Ô paysage, instant de calme.
Paysage qu’on voudrait mettre
Dans un cadre au faîte arrondi
Et simple comme une fenêtre
Ouverte sur le jour pâli.
LXXXIV
Comme un plus sombre azur dans le jour qui s’éteint
Les monts sont d’un bleu noir et léger.
C’est le moment, mon cœur, de descendre au jardin
Oublier les soins ménagers.
Pauvre âme, laisse là l’ennuyeuse misère ;
Vois courir sur les champs les nuages courbés.
Vois, le ciel est si bas qu’il va toucher la terre
Comme pour t’absorber.
LXXXV
Écoute l’alouette au fond du ciel perdue.
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