Résumé

Portrait de Victor Hugo Victor Hugo Le Sacre de la Femme

Et la lumière, et l’aube, et les astres sans nombre,
Et les bêtes des bois, et les fleurs du ravin
Suivaient ou vénéraient comme l’aîné divin,
Comme le front ayant la lueur la plus haute;
Et, quand tous deux, la main dans la main, côte à côte,
Erraient dans la clarté de l’Eden radieux.
La nature sans fond, sous ses millions d’yeux,
A travers les rochers, les rameaux, l’onde et l’herbe,
Couvait, avec amour pour le couple superbe,
Avec plus de respect pour l’homme, être complet,
Eve qui regardait, Adam qui contemplait.
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Portrait de Victor Hugo Victor Hugo Le Sacre de la Femme

Roland a son habit de fer, et Durandal.
Ils luttent de si près avec de sourds murmures,
Que leur souffle âpre et chaud s’empreint sur leurs armures;
Le pied presse le pied; l’île à leurs noirs assauts
Tressaille au loin; l’acier mord le fer; des morceaux
De heaume et de haubert, sans que pas un s’émeuve,
Sautent à chaque instant dans l’herbe et dans le fleuve.
Leurs brassards sont rayés de longs filets de sang
Qui coule de leur crâne et dans leurs yeux descend.
Soudain, sire Olivier, qu’un coup affreux démasque,
Voit tomber à la fois son épée et son casque.
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Portrait de Victor Hugo Victor Hugo Le Sacre de la Femme

Le globe, hors des mers dont le flot le submerge,
Sortait beau, magnifique, aimant, fier, triomphant.
Et rien n’était petit quoique tout fût enfant;
La terre avait, parmi ses hymnes d’innocence,
Un étourdissement de sève et de croissance;
L’instinct fécond faisait rêver l’instinct vivant;
Et, répandu partout, sur les eaux, dans le vent.
L’amour épars flottait comme un parfum s’exhale;
La nature riait, naïve et colossale;
L’espace vagissait ainsi qu’un nouveau-né.
L’aube était le regard du soleil étonné.
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