Jacques de Briey

Résumé

Jacques de Briey Revue des Deux Mondes

Il va tomber au pied d’un arbre, pour mourir.
Est-ce un dernier mirage avant de succomber ?
Il écoute, éperdu, la chanson de la vie,
Et comme lui, j’entends, sur mon âme ravie,
Tes paroles d’amour, goutte à goutte tomber !
Le regard de tes yeux est le tiède baiser
Que le soleil d’avril donne à toutes les roses ;
Au jardin de mon cœur toutes fleurs sont écloses,
Le regard de tes yeux est venu s’y poser.
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Jacques de Briey Revue des Deux Mondes

La souffrance d’amour est la seule éternelle !
Alors, toujours suivi des grands oiseaux funèbres,
Qui se nomment chagrin, angoisse et désespoir,
Morne, épuisé, hagard et chancelant, un soir
Je me remis en route à travers les ténèbres.
Seigneur ! que celle-ci soit l’étape suprême !
Sur la route ma trace est peinte avec du sang,
Tout est fini pour moi, Dieu juste et tout-puissant,
Elle est loin... je ne puis la rejoindre... et je l’aime !
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Jacques de Briey Revue des Deux Mondes

Et, vers l’heure adorable où la clarté s’enfuit,
De t’avoir, ami cher, pour hôte cette nuit.
Vois, comme à l’unisson se sont mises les choses !
Dans ce jardin d’été s’ouvrent toutes les roses,
Et ne dirait-on pas que, pour mieux t’accueillir,
Elles tendent vers toi leur corolle à cueillir.
Dans ce bassin de jaspe où Phœbé se reflète,
L’onde moirée et bleue a pris un air de fête
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