André Theuriet

André Theuriet

Résumé

Portrait de André Theuriet André Theuriet,  In Memoriam (Theuriet)

“ N’es-tu donc plus qu’un nom, Aimée, ô ma verveine !
De l’on être charmant rien n’est-il plus resté,
Rien de ton fier regard, de ta voix de sirène,
De ta vive beauté ?...
Souvent, lorsque la nuit s’étend sur la vallée,
Dans mon réduit qu’emplit l’obscurité du soir,
Une forme légère, indécise et voilée
Près de moi vient s’asseoir ;
Je l’entends qui soupire : à cette voix chérie,
À ces accens connus, mon cœur tremblant d’émoi,
Mon cœur palpite encore, et soudain je m’écrie :
— Bien-aimée ! est-ce toi ?...
”
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Portrait de André Theuriet André Theuriet,  In Memoriam (Theuriet)

“ Partout des parfums et des fleurs...
Tu renais, cruelle nature,
Et tu couvres de ta verdure
Les traces de nos douleurs.
Le soleil fuit, le vent soupire ;
La lune d’or monte et se mire
Dans la rivière, bleu miroir ;
Sur les prés qu’un brouillard argente
Et sur la forêt murmurante
Descend le calme du soir.
Un rayon d’étoile se glisse
Jusqu’à la tombe que tapisse
La mousse aux tissus de velours ;
L’étoile, blanche et radieuse,
À la tombe silencieuse
Semble conter ses amours.
Astre tremblant, pure étincelle,
Es-tu la demeure nouvelle
De ma bien-aimée aux doux yeux ?
”
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Portrait de André Theuriet André Theuriet,  In Memoriam (Theuriet)

“ Ils peuvent chaque jour, chaque soir, à chaque heure
Revoir la femme aimée, et peut-être parfois
Franchir en frissonnant le seuil de sa demeure
Pour entendre sa voix ;
Ce n’est pas un fantôme, elle vit, elle est belle,
Sa lèvre est purpurine et son sang est vermeil,
Son sein frémit, son cœur bat, son œil étincelle
Comme un riant soleil...
Mais la main qu’on pressait entre des mains brûlantes,
Mais ce front tiède et pur qu’on couvrait de baisers,
Cette bouche d’enfant, ces grands yeux, fleurs vivantes,
Ces chairs aux tons rosés,
Ne plus les retrouver...
”
Source : Wikisource

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