André Theuriet,
In Memoriam (Theuriet)
“ N’es-tu donc plus qu’un nom, Aimée, ô ma verveine ! De l’on être charmant rien n’est-il plus resté, Rien de ton fier regard, de ta voix de sirène, De ta vive beauté ?... Souvent, lorsque la nuit s’étend sur la vallée, Dans mon réduit qu’emplit l’obscurité du soir, Une forme légère, indécise et voilée Près de moi vient s’asseoir ; Je l’entends qui soupire : à cette voix chérie, À ces accens connus, mon cœur tremblant d’émoi, Mon cœur palpite encore, et soudain je m’écrie : — Bien-aimée ! est-ce toi ?... ”
