Léon Dierx,
Le Parnasse contemporain/1866
“ Sur la route déserte un brouillard qui la noie, Un brouillard jaune étend ses blafardes clartés ; Vers l’occident blafard traîne une rose trace, Et les bleus horizons roulent comme des flots, Roulent comme une mer dont le flot nous embrasse, Nous enlace, et remplit la gorge de sanglots. Plein du pressentiment des saisons pluviales, Le premier vent d’octobre épanche ses adieux, Ses adieux frémissants sous les feuillages pâles, Nostalgiques enfants des soleils radieux. Les jours frileux et courts arrivent. — C’est l’automne ! — Comme elle vibre en nous la cloche qui bourdonne ! ”
