Jules Le Fèvre-Deumier,
Méditation d’un solitaire sur la peine de mort
“ C’est le crime, passé dans les mains de plusieurs, Le meurtre organisé, déclaré légitime, Sur la foi d’un traité signé par la victime, Et qui nous fait verser, à nous et nos enfants, Plus de pleurs en un jour, que le crime en vingt ans. Est-ce un bout de laurier qui le métamorphose ? L’attentat est le même, aussi bien que sa cause. Que m’importe de voir, au front du meurtrier, Le bonnet d’un esclave, ou celui d’un guerrier ! Attifez son orgueil des haïllons de la gloire : Le nom d’assassin perce à travers la victoire. ”
