Jules Le Fèvre-Deumier,
Poésies de Jules Le Fèvre-Deumier…
(1888)
“ C'est quand l'hiver a chassé d'ici-bas tous les astres frileux, dont le printemps et l'été se plaisent à décorer la terre, que les étoiles d'en haut jettent le plus de clarté; c'est quand le soleil en deuil est glacé, que le ciel en parure de fête ruisselle de flamme et de lumière. En est-il ainsi de nos pensées ? Faut-il attendre, pour qu'elles brillent, que nous ne soyons plus que poussière, une poignée de cendre, où ne reste plus rien du feu qui nous brûla? Notre mémoire, celle que nous laissons, s'allume-t-elle quand notre cœur s'éteint? ”

