Pierre Du Ryer

Résumé

Pierre Du Ryer,  Alcionée

“ Je me rendrais l’appui de la gloire des Rois,
Je vengerais le trône ou bien je périrais.
DIOCLÉE. Laissez faire le Roi.
LYDIE. Le Roi même autorise
Ou semble autoriser cette injuste entreprise.
Un rebelle aime un trône, un Roi l’y veut porter,
Et lui-même en descend pour l’y faire monter ;
Ô Dieux ! Le souffrez-vous ?
DIOCLÉE. Rendez-vous-en certaine
Devant que de montrer une si juste haine,
Si d’un si fol amour il s’était détaché
Votre haine est un feu qu’on doit tenir caché.
LYDIE. J’empêcherai du moins en la faisant paraître
Qu’en ce cœur aveuglé l’amour puisse renaître.
”
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Pierre Du Ryer,  Alcionée

“ Que ce cœur qui le plaint ne lui donne des pleurs.
Peut-être croiras-tu qu’une amitié peu sage
À ma confusion s’exprime en ce langage,
Et que ce premier feu qui me brûla pour lui
Excité par ses maux se rallume aujourd’hui :
Non, non, un lâche Amour n’offense point ma gloire,
Mon courage en remporte une illustre victoire,
Et si je pleure enfin, je pleure justement
Un Héros misérable et non pas un Amant.
On peut plaindre sans honte, et même avec estime
Ce qu’on ne peut aimer, et sans honte, et sans crime.
”
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Pierre Du Ryer,  Alcionée

“ Le Roi avec Lydie, Alcire, Callisthène.
ALCIRE. Oui Sire, il veut partir.
CALLISTHÈNE. Et dans cette disgrâce
Il semble qu’il murmure.
ALCIRE. Il semble qu’il menace.
LE ROI. Qu’il menace, qu’il crie, il n’est plus en état
De faire appréhender un second attentat.
CALLISTHÈNE. Sire, il y faut y penser, de généreux courages
Sont toujours en état d’exciter des orages ;
Et le malheur des Rois, de tout temps a permis
Qu’un bras qui se révolte ait trouvé des amis.
ALCIRE. Déjà, Sire, déjà son murmure est un crime,
Dont la punition est toujours légitime.
”
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