Charles de Beys, Céline ou les frères rivaux tragi-comédie
“ Céline. Au moins si mon amour mérite cet outrage,Tu ne te défends pas d'honorer mon courage.Lisanor. Ton courage t'a fait mépriser ton honneur.Céline. Enfin si je ne puis lui devoir mon bonheur, Si ta témérité ma constance méprise, Que la peur du trépas rompe ton entreprise.Maintenant tes discours sont faux ou superflus ;Notre plus grand malheur c'est de ne vivre plus.Lisanor. Quand après le tombeau la gloire nous doit suivre, C'est un plus grand bonheur de mourir que de vivre ;Ce trépas qui nous vient d'un sujet glorieux,Nous doit rendre immortels aussi bien que les Dieux. ”
