François de Malherbe,
Les Larmes de sainct Pierre
“ Qui touché de pitié luy donne le trépas. En ce piteux estat il n’a rien de fidelle, Que sa main qui le guide ou l’orage l’appelle, Ses pieds comme ses yeux ont perdu la vigueur : Il a de tout conseil son ame depourueue, Et dit en soupirant que la nuit de sa veue Ne l’empesche pas tant que la nuit de son cueur. Sa vie auparauant si cherement gardee, Luy semble trop long temps icy bas retardee, C’est elle qui le fasche, & le fait consumer : Il la nomme pariure, il la nomme cruelle, Et tousiours se plaignant que sa faute vient d’elle, Il n’en veut faire compte, & ne la peut aymer. ”
