Alfred Des Essarts, La Guerre des frères
“ Tout peuple doit passer par l’incertaine enfance Et se traîner, pareil à l’aiglon sans défense ; Au progrès à venir, néophyte grossier, Par la douleur féconde il doit s’initier. Son regard, que voilait l’obscurité première, Ne peut qu’en s’élevant recevoir la lumière. Pour tisser le réseau des destins éclatants, Il faut la main de l’homme et le travail du temps, Cent générations et vingt jours séculaires ; Il faut bien des sueurs qui n’ont pas de salaires, Bien des combats livrés sur un terrain glissant Qui ne s’affermit point qu’avec l’engrais du sang. ”
