Alfred Drouin, Revue des Deux Mondes
“ LA MONIALE AILÉE Un oiseau, sur des rameaux nus, Tristement se balance, Tandis que des sapins chenus Tombe à flots le silence. Jongleurs et porteurs de haillons, Favoris de Marie, Les béquillards, les vagabonds, Encombrent l’abbaye. Le Hohenbourg est engourdi Dans un linceul immense, Et bien qu’il ne soit que midi, Le soir déjà commence. Le jour, sous le firmament bas, Promène son fantôme ; L’heure sommeille ; on n’entend pas Même le bruit d’un psaume. ”
