Alfred Des Essarts

Résumé

Alfred Des Essarts La guerre des frères : à l'Amérique (1861)

De nomades tribus, familles isolées, Se sont par l'alliance ou la guerre mêlées : Qui sait leur nom ? — Le sable a, de ses plis mouvants, Couvert l'œuvre et les pas de ces jeunes vivants.
Connaîtrons-nous jamais la Genèse des races Mortes jusqu'au dernier sans laisser de leurs traces, Et sur ce globe, alors peuplé par les frayeurs, L'effort silencieux des obscurs travailleurs ?
Source : Gallica

Alfred Des Essarts La guerre des frères : à l'Amérique (1861)

Tout peuple doit passer par l'incertaine enfance Et se traîner, pareil à l'aiglon sans défense ; Au progrès à venir, néophyte grossier, Par la douleur féconde il doit s'initier.
Son regard, que voilait l'obscurité première, Ne peut qu'en s'élevant recevoir la lumière. ■
Pour tisser le réseau des destins éclatants, Il faut la main de l'homme et le travail du temps, Cent générations et vingt jours séculaires ; Il faut bien des sueurs qui n'ont pas de salaires,
Bien des combats livrés sur un terrain glissant Qui ne s'affermit point qu'avec l'engrais du sang.
Source : Gallica

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