Le 14 juillet 1882 à Laval, par Taburet Des Landes-Plion… (1882)
“ C'est le retrempement Des coeurs prêts à faillir, c'est le relèvement Des fronts qui s'inclinaient. Même le vieillard chauve Se déride et sourit. — C'est la fête qui sauve. Dans tout ce grondement joyeux, ici, là-bas, Je perçois au hasard des blasphèmes : A bas... Non. Ecoutons la voix qui souffle dans l'espace Des mots d'apaisement total ; paix — pitié — grâce Les traîtres sont partis, les traîtres sont fauchés Par un trépas honteux ; dans la bière couchés Ils ont droit au repos. Piétiner une tombe, Ah ! c'est mesquin, c'est vil. Pourquoi jeter la bombe Sur des cercueils fermés ? ”
