Résumé

Le 14 juillet 1882 à Laval, par Taburet Des Landes-Plion… (1882)

C'est le retrempement Des coeurs prêts à faillir, c'est le relèvement Des fronts qui s'inclinaient. Même le vieillard chauve Se déride et sourit. — C'est la fête qui sauve.
Dans tout ce grondement joyeux, ici, là-bas, Je perçois au hasard des blasphèmes : A bas...
Non. Ecoutons la voix qui souffle dans l'espace Des mots d'apaisement total ; paixpitié — grâce Les traîtres sont partis, les traîtres sont fauchés Par un trépas honteux ; dans la bière couchés Ils ont droit au repos. Piétiner une tombe, Ah ! c'est mesquin, c'est vil. Pourquoi jeter la bombe Sur des cercueils fermés ?
Source : Gallica

Le 14 juillet 1882 à Laval, par Taburet Des Landes-Plion… (1882)

C'est le couronnement, c'est le feu d'artifice Qui brille dans la nuit, le feu de la gaîté. Que nos fronts soient riants : il faut bien qu'on bénisse L'ère de Liberté.
On se presse, on se heurte ; et la rue encombrée A peine à contenir tout un peuple exalté ; Ah ! c'est une touchante et noble échauffourée ; Vive l'Égalité.
Source : Gallica

Le 14 juillet 1882 à Laval, par Taburet Des Landes-Plion… (1882)

Nous n'en sommes pas moins esclaves. C'est en vain Que généreusement ils ont rougi les rues Et de leurs gais hourras charmé l'écho des nues. Il est vrai, nous avons Philippe-Égalité ; C'est le trône quand môme et c'est la Royauté ! Nous sommes las du joug, reprenons l'équilibre; A l'assaut : Le destin d'un peuple est d'être libre.
Source : Gallica

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