Camille Delthil, Angélique : Poème - Pensées
“ Angèle est sans amour, Angèle est sans enfant. Toi, qui n’as pas senti les douces allégresses De la maternité s’éveillant dans ton sein ; Toi, qui ne connais point les naïves caresses Et le babil joyeux d’un rose chérubin ; Toi, qui n’as pour lien qu’un lourd devoir stérile, Quelle petite voix rieuse chassera De la Tentation le cauchemar fébrile ? Qui te protégera ? qui te consolera ? L’Enfant, c’est la gaîté, l’Enfant, c’est le courage, C’est le fruit attendu des floraisons d’avril, C’est le ressouvenir des chansons du jeune âge, Et c’est le bouclier au moment du péril... ”
