Pierre Violay, Hymnes de ma douleur : poèmes (1951)
“ Le vent s'emporte. La nuit survient. Ouvre la porte, Le rêve vient. Fouille ton âme Comme un cachot; Là, cette flamme C'est un sanglot. Elle crépite ; Elle se meurt. C'est une fuite Et c'est un pleur. Sombre, la tombe S'ouvre au destin, Et l'homme y tombe Chaque matin. Tel est le Sort ; Au fond du noir Le ver se tord Comme un espoir. Soleil d'amour, soleil de sang, Transport du cœur, essor des sens, Tison de feu et gloire sainte. Je suis consumé dans ma plainte. ”
