Michel Croizet

Résumé

Michel Croizet Héléna : légende (1868)

La vierge avait les yeux fixés vers l'Infini, Sa lèvre, du regret, avait le triste pli, Son front, plein de soucis, se penchait vers la terre Rêveur, sombre et tendu comme un frout eu prière.
Ses cheveux, emportés par l'haleine du Nord, Voltigeaient sur son sein comme un grand voile d'ur, Laissant entre les plis, de leurs tresses humides, Deviner les beautés de ses groe timides,
Et découvrir un sein, dont l'ovale achevé, Plein de sève et d'ardeur, par l'amour soulevé, De Psyché rappelait l'apparence attrayante Et du plus pur paros la blancheur éclatante.
Source : Gallica

Michel Croizet Héléna : légende (1868)

Ainsi que des serpents aux regards furieux, Qui tordent en sifflant leurs corps prodigieux, Ariste et le corsaire enlacés, pleins de rage, Se pressaient, se tordaient, bondissaient tout en nage.
Leurs deux énormes corps roulaient sur le rocher, Redoutant le trépas qu'ils sentaient approcher ; Leurs respirations alors n'en faisaient qu'une,
Leurs cris troublaient l'écho de leur note importune.
Soudain, un double cri traversa l'air glacé : Ariste, dans ses bras, tenant un corps pressé, Fait un pas vers l'abîme, il en touche l'arête !.
Source : Gallica

Michel Croizet Héléna : légende (1868)

Le vengeur, d'une main , retenant le corsaire, Dans ses bras sans effort le souleva de terre , Et sur l'abîme noir l'agitant furieux : « Opharidas, dit-il, c'est l'heure des adieux!
» Regarde à l'horizon ce corps qui se balance » Dans son rouge linceul : il s'éloigne en silence : » Vois ce sang virginal répandu sur le roc, » Ce voile que poursuit la vague au triste choc ; » Vois ce que ton caprice a causé de détresse,
»
Source : Gallica

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