Résumé

C. Le Payen de Flacourt La mort de Henri IV , poème, par M. Le Payen de Flacourt (1823)

Ainsi, jouet du sort et veuve de ses rois, La France a vu détruire et leur sceptre et ses lois.
Il n'est plus, ce guerrier dont le noble langage Au panache des lys ralliait le courage.
A l'airain funéraire, au signal du malheur, Le peuple entier répond par des cris de douleur.
L'un, dans son désespoir, se courbe vers la terre, Et, l'arrosant de pleurs, lui redemande un père: L'autre, errant consterné dans les champs du repos, Fait du nom de Henri retentir les tombeaux.
Source : Gallica

C. Le Payen de Flacourt La mort de Henri IV , poème, par M. Le Payen de Flacourt (1823)

Henri ! notre douleur punit ton assassin : Ta mémoire avec lui dans l'avenir s'élance, Et des âges lointains franchit le cercle immense.
Près de ces monts glacés, géans majestueux Dominant les circuits de l'Adour sinueux, Dans un gouffre où des cieux s'élança le tonnerre, La nature sauvage a d'un roc solitaire Joint les flancs caverneux aux voûtes des enfers.
Captive en ce séjour, les bras chargés de fers, La Discorde gémit, tremblante et consternée; Pour le bonheur du monde au repos condamnée.
Le sombre Fanatisme, au langage imposteur, Auprès de la Discorde exhale sa fureur
Source : Gallica

C. Le Payen de Flacourt La mort de Henri IV , poème, par M. Le Payen de Flacourt (1823)

Les brillans séraphins, préparant les orages, Sous un ciel menaçant rassemblent les nuages ; Les autans furieux, se mêlant aux éclairs, De leur souffle enflammé vont embraser les airs.
Dans un palais de feu Dieu parle, et le tonnerre Présage les fléaux dont va gémir la terre.
La Mort, prompte à servir le ciel et les enfers, Des captifs triomphans court détacher les fers :
Ils s'éloignent de l'antre, et d'un cri redoutable La voûte a retenti
Source : Gallica

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