“ Par quelle inévitable fatalité, un médecin instruit, un ami du pauvre, un homme habitué à compatir aux misères de l'humanité, se trouve-t-il condamné à porter sa tête sur un échafaud ? Esprit de parti ! tu verses tes poisons dans le coeur le plus généreux, le plus compatissant ; l'homme atteint de ton absurde fureur, ferme son âme aux douces émotions de la nature; il oublie qu'il est père, qu'une épouse chérie tient de lui son bonheur, son existence : rien ne l'arrête: il se précipite en insensé dans l'abîme qui s'ouvre sous ses pas. ”
Résumé
“Considérations morales et politiques adressées au roi en faveur de quelques condamnés dans la conspiration de Saumur , par M. A. L......”, publiée en 1822, est une œuvre de . Des thèmes tels que la clémence, Sire ou coupables y sont abordés.
Citations de Considérations morales et politiques adressées au roi en faveur de quelques condamnés dans la conspiration de Saumur… ()
“ Mais , dira-t-on, n'est-ce point avoir assez usé de la clémence? ne faut-il pas enfin, par d'utiles exemples, mettre un terme aux fureurs d'une faction impie? Ah ! Sire, la justice est satisfaite, quelques exemples de plus ne seraient point utiles; la mort de quelques coupables ne détruira pas les doctrines funestes , n'éclairera pas les aveugles; les supplices, au lieu d'éteindre l'esprit de faction, ne feront peut-être que l'irriter, et lui inspirer de nouveaux projets de révolte : le fanatisme devient souvent plus redoutable par le désespoir et la vengeance. ”
“ Les plus douces vertus ne la mettent point à l'abri de ton déplorable aveuglement, elle s'agite, menace et demande des vengeances. Ah! Sire, qu'ils sont dignes de pitié les hommes frappés de cette cruelle maladie! une ardeur frénétique fait bouillonner leur sang, et les prive de l'usage de la raison au moindre mot qui caresse leurs chimères. ”
