Résumé

B.-L. Corail Défense prononcée par M. B.-L. Corail… (1834)

C'est encore peu des horreurs de Lyon : en pleine paix, au centre de Paris, 22 individus, femmes, enfans, vieillards et infirmes, ont succombé sous la rage d'une soldatesque effrénée; des victimes sans défense ont été inhumainement égorgées; et les députés n'ont pas crié vengeance! et la chambre des pairs laisse impuni un pareil crime ! Et moi, moi, simple citoyen comme vous, intéressé comme vous tous à la conservation de tout ce qui m'est cher, je n'ai pu contenir dans mon coeur l'horreur que m'ont inspirée de pareils attentats ; une conduite aussi atroce m'a révolté.
Source : Gallica

B.-L. Corail Défense prononcée par M. B.-L. Corail… (1834)

Saisissez les provocateurs, mais ne confondez pas dans la répression le malheureux ouvrier égaré par le besoin, et le citoyen tranquille, inoffensif. Le nombre des insurgés à Lyon n'a pas dépassé 2 à 3,000, 2 à 300 à Paris ; les liens sociaux n'ont pu être brisés. La charte a été manifestement violée; les droits qu'elle confère à tous les citoyens ont été mis spécialement sous la sauvegarde de la garde nationale et de l'armée. Le révolté lui-même ne saurait être frappé par la force, s'il n'est saisi armé en pleine révolte
Source : Gallica

B.-L. Corail Défense prononcée par M. B.-L. Corail… (1834)

Un préfet , un général, tous les délégués-, enfin, du pouvoir, sans distinction , tout-puissans seulement pour faire le bien, ne peuvent disposer sans crime des biens et de la vie des citoyens paisibles soumis à la loi ; le sang d'un seul innocent, victime de leurs ordres barbares, doit retomber sur eux. La loi plane sur le préfet, sur le général, sur le ministre, sur le roi lui-même; l'enfreindre est un crime. La société ne saurait être soumise au caprice des gouvernans
Source : Gallica

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