Les Alérions de Lorraine. Sonnets… (1899)
“ Quand le bonheur rêvé nous échappe sans cesse Comme à l'enfant échappe un oiseau qu'il poursuit : Oh ! c'est alors qu'on sent dans sa désespérance, Ce que peut l'Amitié sur un coeur en souffrance Lassé de ce qui fait l'orgueil d'avoir vingt ans. C'est la source féconde où tout homme vient boire ; Dans ses jours de labeur, de misère ou de gloire : C'est là qu'il vient goûter la fraîcheur du Printemps ! LES ALÉRIONS DE LORRAINE 81 EXOTIQUE Sur le lac azuré les nymphéas s'égrènent Comme un long chapelet de soleils radieux Dont les pétales blancs sont les rayons joyeux... ”
