Résumé

Les Alérions de Lorraine. Sonnets… (1899)

Quand le bonheur rêvé nous échappe sans cesse Comme à l'enfant échappe un oiseau qu'il poursuit :
Oh ! c'est alors qu'on sent dans sa désespérance, Ce que peut l'Amitié sur un coeur en souffrance Lassé de ce qui fait l'orgueil d'avoir vingt ans.
C'est la source féconde où tout homme vient boire ; Dans ses jours de labeur, de misère ou de gloire : C'est là qu'il vient goûter la fraîcheur du Printemps !
LES ALÉRIONS DE LORRAINE 81
EXOTIQUE
Sur le lac azuré les nymphéas s'égrènent Comme un long chapelet de soleils radieux Dont les pétales blancs sont les rayons joyeux...
Source : Gallica

Les Alérions de Lorraine. Sonnets… (1899)

Et nous restons dans l'ombre avec notre tristesse, Le coeur tout débordant d'indicibles désirs ; Et la Nuit qui s'exhale en langoureux soupirs Passe sans nous donner sa magique caressse.
Des pleurs alors, des pleurs s'échappent de nos yeux, Des pleurs faisant'en nous se faner l'espérance De voir s'évanouir un jour notre souffrance Qui nous voile l'azur et la beauté des cieux !
Oh ! si la vie, Enfant, si la vie est si rude A supporter, veux-tu que la main dans la main Nous suivions tous les deux l'effroyable chemin Où nous traînons nos pas et notre lassitude ?
Source : Gallica

Les Alérions de Lorraine. Sonnets… (1899)

Nous n'oublions jamais qu'à la moindre souffrance, Pensifs, à nos chevets vous veillez tour à tour ; Vous, les anges gardiens de notre heureuse enfance, Qui nous donniez votre âme, acceptez notre amour. Qu'un sentier plein d'oiseaux, tout fleuri d'aubépines Vous retienne longtemps, bien longtemps parmi nous ; Que les rosiers pour vous ne portent point d'épines, C'est le voeu qu'aujourd'hui nous faisons à genoux.
Par un travail constant récompenser un père, Provoquer le sourire aux lèvres d'une mère, Les aimer de tout coeur... Petite mère, dis, Ce bonheur n'est-il pas un coin du Paradis ?
Source : Gallica

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