Charles Desbans

Résumé

Charles Desbans Première Olympiade française (1867)

Car ce n'est pas pour lui que l'homme combat, Ni de son propre mouvement.
L'homme n'est point cruel ; Lorsque son noble front se tourne vers le ciel, On dirait qu'il en est descendu, Regrettant sa divine patrie.
Comment se fait-il que son bras serve au meurtre, Quand son cœur y répugne ?
C'est qu'il est exposé aux attaques du mal,
Orgueil de l'enfer, Que Dieu voulut opposer au bien, Pour en laisser à l'homme le choix.
Les tendances instinctives de l'humanité sont : La conservation de l'espèce et sa perfectibilité.
Qui dira que la guerre En fléaux si fertile, Soit favorable à ces lois ?
Source : Gallica

Charles Desbans Première Olympiade française (1867)

Le génie de la destruction Prêta partout la main aux guerres intestines.
De l'Orient à l'Occident, Les hommes se déchirèrent comme des bêtes féroces.
Le monde n'eût pas un coin oit le sang ne ruisselât ; La terre s'engraissa des ossements humains.
Il en naquit des guerriers, Plus forts que des géants, Qui se couvrirent de fer, Et dictèrent des lois Aux multitudes sans défense.
Chacun d'eux voulut régner, être roi; Chez le voisin étendre ses états.
Ce ne fut plus la guerre des peuples, Mais des princes entre eux.
Source : Gallica

Charles Desbans Première Olympiade française (1867)

Les siècles vainement ont cherché A relier les sciences entre elles : Le temps leur a manqué.
Toujours trop peu de repos, Pour jouir des biens obtenus.
Le bonheur fut sans cesse ajourné.
Toutes les splendeurs de l'ancienne Assyrie, Babylone et Ninive ; Thèbes aux cent portes, Memphis aux grandes pyramides ; Le temple si riche de Salomon, Ceux de Delphes et d'Éphèse ; Tadmor, Sidon, Jérusalem, Troie, Bysance, Syracuse, Tyr, Carthage, toutes les villes de la Grèce, N'existent plus que de nom Et par les ruines qui nous restent.
C'est ainsi que les ont faites les bienfaits de la guerre.
Source : Gallica

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