Résumé

Portrait de Antoni Deschamps Antoni Deschamps Trois Satires politiques, Précédées d’un Prologue

Sans puissance aujourd’hui, pauvre vieillard austère,
Accomplissant, muet, son divin ministère,
Et portant dans sa main le sceptre épiscopal,
Comme un marbre aboli tient le sceptre augural...
Adieu donc cependant, Naple, Rome, Florence,
Terre que je chéris ainsi qu’une autre France,
Et dont l’ardent soleil à la fin éveilla
Un feu qui dans mon sein trop long-temps sommeilla ;
Terre, dont la pensée à toute heure m’enivre,
Et pour laquelle, un jour, j’ai commencé ce livre ;
Car il faut de l’amour, un cœur libre et joyeux
À qui veut déployer ton manteau radieux
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Portrait de Antoni Deschamps Antoni Deschamps Trois Satires politiques, Précédées d’un Prologue

Et je sens tous mes nerfs se tendre, et, chaque jour,
Grandir en moi la haine et décroître l’amour.
Le moyen, dites-moi, de souffrir, sans colère,
Ce qu’on jette à présent au stupide parterre,
Ce qu’on lit le matin dans d’infâmes journaux,
Ce qu’on entend le soir sur d’infâmes tréteaux ?
Ah ! laissez donc en paix descendre dans la tombe
Les prêtres et les rois, enfin tout ce qui tombe,
Même ceux que le peuple, avec sa main de fer,
Poussait au mois d’août du côté de la mer.
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Portrait de Antoni Deschamps Antoni Deschamps Trois Satires politiques, Précédées d’un Prologue

Ce mitrailleur de peuple est toujours populaire :
C’est que le peuple admire et craint les hommes forts,
Et ne bronche jamais tant qu’il sent bien le mors,
C’est un cheval, rétif au cavalier timide,
Et docile à la main qui lui tient haut la bride.
Or, le peuple français comprend l’égalité,
Mais il profane encor la sainte liberté.
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