Antoni Deschamps,
Trois Satires politiques, Précédées d’un Prologue
“ Sans puissance aujourd’hui, pauvre vieillard austère, Accomplissant, muet, son divin ministère, Et portant dans sa main le sceptre épiscopal, Comme un marbre aboli tient le sceptre augural... Adieu donc cependant, Naple, Rome, Florence, Terre que je chéris ainsi qu’une autre France, Et dont l’ardent soleil à la fin éveilla Un feu qui dans mon sein trop long-temps sommeilla ; Terre, dont la pensée à toute heure m’enivre, Et pour laquelle, un jour, j’ai commencé ce livre ; Car il faut de l’amour, un cœur libre et joyeux À qui veut déployer ton manteau radieux ”
