Résumé

Louis-Joseph Papineau Aux électeurs du comté et de la ville de Montréal

Nos ennemis, pour nous désunir, ont recours à toutes sortes de moyens : rien ne leur coûte. Ils emploient tout ce que la haine et la fureur contre nous, joint à tout ce que la cupidité et le désir de s’emparer de l’argent public, peuvent inventer de bassesses et de turpitudes. Mais faisons voir, une fois pour toutes, que les Canadiens ne sont pas des ignorans et des lâches, comme ils voudraient le faire croire, qu’ils ne se laissent pas, comme des enfans ou des vieilles femmes, effrayer par des menaces, enjôler par des promesses, ni tromper par des mensonges.
Source : Wikisource

Louis-Joseph Papineau Aux électeurs du comté et de la ville de Montréal

Tout ce que nous gagnerions serait pour enrichir un petit nombre de personnes insouciantes et indifférentes au bonheur comme au malheur du pays ; et il en resterait à peine assez aux plus industrieux pour vivre misérablement. Enfin nous ne serions pas long-tems sans être écrasés sous le poids de l’oppression, comme le sont les malheureux Irlandais, qui tous les jours sont forcés d’aller chercher, loin de leur Patrie, un asile contre la misère et la mort.
Source : Wikisource

Louis-Joseph Papineau Aux électeurs du comté et de la ville de Montréal

Il est aisé de voir quel est le côté de la justice. Si l’on trouve quelques Canadiens qui travaillent contre nous, n’y faisons pas attention. Ce sont, pour la plupart des esclaves vendus ; ce n’est pas leur opinion qu’ils suivent, c’est celle du maître qui les paye. Voyons quel parti est le plus honorable, le plus sûr, le plus juste, et suivons le. Voyons quelle cause est la meilleure, la plus noble, ou de celle qui est appuyée sur la justice et sur la vérité, ou de celle qui ne peut se soutenir que par des mensonges, des bassesses, et par la corruption.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature