Antoni Deschamps

Élements biographiques

Portrait de Antoni Deschamps Antoni Deschamps,  Revue des Deux Mondes

“ Depuis quatre ans, vois-tu, son influence arrête
La mort qui tout le jour vole autour de ma tête,
Et mieux que tous les soins du grave médecin,
L’empêche d’approcher et d’entrer dans mon sein.
Quand je suis loin de lui, je retombe en démence,
Hélas ! et ne suis plus qu’une pierre qui pense,
Et je ne dirais pas, vois-tu, ce que j’écris ;
Car, avec mes amis, ou je chante ou je ris ;
Silvio, tu te connais en amitié divine,
Est-ce bien elle, dis, qui vit dans ma poitrine ?
Âme des anciens jours, illustre Italien,
Tu m’as dit tes amis, moi je te dis le mien !
”
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Portrait de Antoni Deschamps Antoni Deschamps,  La Jeune Italie

“ Car les poëtes saints dans un pli de leur âme,
Pour tout ce qui soupire ont toujours une flamme.
ÉPILOGUE.
Mais le ciel est si pur, et le jour si vermeil !
C’est toujours l’Italie et son brillant soleil.
Or, à quoi bon parler de combats et de guerre,
Encore un jour de paix sur cette noble terre.
Le pâtre est là qui souffle en ses joyeux pipeaux ;
A ses pieds sont couchés les mugissans troupeaux.
Parthénope, vois-tu la chèvre au pied agile,
Qui grimpe tout là haut au tombeau de Virgile,
Le poëte divin qui fit verser des pleurs
A l’empereur Auguste, au temps des dieux menteurs.
”
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Portrait de Antoni Deschamps Antoni Deschamps,  Trois Satires politiques, Précédées d’un Prologue

“ Et je sens tous mes nerfs se tendre, et, chaque jour,
Grandir en moi la haine et décroître l’amour.
Le moyen, dites-moi, de souffrir, sans colère,
Ce qu’on jette à présent au stupide parterre,
Ce qu’on lit le matin dans d’infâmes journaux,
Ce qu’on entend le soir sur d’infâmes tréteaux ?
Ah ! laissez donc en paix descendre dans la tombe
Les prêtres et les rois, enfin tout ce qui tombe,
Même ceux que le peuple, avec sa main de fer,
Poussait au mois d’août du côté de la mer.
”
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