Antoni Deschamps,
Le Parnasse contemporain/1869
“ O vieillard, disait-il, tu gardes ce trésor, Comme l’avare assis à côté de son or ; Content d’avoir souillé sa pureté première Et dans le sein du jour étouffé la lumière. Et comment peux-tu donc, le matin, soutenir Le dédain de ces yeux que tu n’as pu ternir ? Vieillard, à deux genoux tu leur demandes grâce. Alors que tu les vois te regarder en face, Alors que tu les vois, vieillard, au point du jour, Sans le beau cercle bleu, souvenir de l’amour ! ”
