Léon Daudet,
« Le Drame de Jules Soury »
“ Je parle du petit nombre de ceux qui ont su se passer d’espérances, qui ont doucement écarté les livres saints des religions, non sans s’incliner avec tendresse devant les symboles divins qui, du fond des sanctuaires, éclairent vaquement, rassurent et consolent le troupeau effaré des âmes tristes et dolentes que la mort pousse dans l’abîme. C’est pourtant là, dans les profondeurs de l’abîme, qu’est le salut pour l’homme ; c’est là qu’il se repose enfin, dans l’inconscience, et non dans le sommeil dont parle Hamlet, des rêves cruels de l’existence. ”
