Anaïs Ségalas

Anaïs Ségalas

Résumé

Portrait de Anaïs Ségalas Anaïs Ségalas Anaïs Ségalas

LES INVISIBLES
Vous êtes devenus invisibles pour nous,
Parents, amis, qu’on pleure, et que le ciel recouvre.
Le grand rideau d’azur est retombé sur vous ;
Il est trop haut pour qu’on l’entr’ouvre.
Vous logez maintenant bien loin, dans l’infini ;
Nous sommes séparés par des milliards de lieues :
Notre cercle d’amis, là-haut, est réuni
Dans un palais aux portes bleues.
Par delà les soleils, la mort leur donne accès.
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Portrait de Anaïs Ségalas Anaïs Ségalas Anaïs Ségalas

Parmi les nombreuses compositions de l’auteur, nous choisissons les Invisibles et le Petit sou neuf, dont les strophes heureuses et mouvementées nous semblent bien caractériser le talent de l’aimable poète : on y respire dans une atmosphère salubre, et on retrouve là de charmants détails historiques, une indulgence souriante et ces profonds sentiments d’honneur et d’humanité qui veillent, sans jamais s’éteindre, au vaillant cœur des femmes bien nées.
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C’est dans le cœur qu’on voit passer les revenants.
Quelquefois cependant, Dieu, qui nous les enlève,
Les laisse s’échapper par la porte du rêve.
Ils causent avec nous, la nuit... ce sont bien eux !
Avec leurs traits humains et chéris, ils renaissent ;
Mais on dit au réveil : « Quand ils nous apparaissent,
Sortent-ils de nos cœurs ou viennent-ils des cieux ? »
Le matin, on leur rend leur visite adorée.
Les vivants vont aussi sur la route azurée,
Car la prière au Ciel les conduit chaque jour.
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