Anaïs Ségalas

Élements biographiques

Portrait de Anaïs Ségalas Anaïs Ségalas Les rieurs de Paris (1880)

Un jour Nelly reçut une lettre, et en lisant l'adresse, elle poussa un cri de joie : elle avait reconnu l'écriture d'Alexis.
Elle déchira l'enveloppe et lut, toute frémissante d'émotion, la lettre suivante :
« Ma chère Nelly,
» Je ne peux plus vivre loin de toi, loin de mon petit Tony. Oh ! par pitié, oublie mes torts, mon incroyable violence! Tu es bonne, généreuse, tu l'as été même envers ta rivale; clic est morte sans qu'un seul mot de toi ait appris le fatal secret à son mari. Oui, tu as bien lu, elle est morte. Tu ne peux donc plus en être jalouse; on n'a pas de rivale au cimetière.
Source : Gallica

Portrait de Anaïs Ségalas Anaïs Ségalas Enfantines

D’où l’enfant descendit,
Moi, j’aurais fait un vœu profane, un voeu de mère ;
Tout haut, j’aurais bien dit :
Vierge, vous êtes sainte, oh ! mettez-lui dans l’âme
Candeur et pureté !
Mais j’aurais dit tout bas : Vierge, vous êtes femme,
Donnez-lui la beauté !
Merci, vous m’exaucez, ma fille est déjà belle !
Je l’admire et j’attends.
Tout germe, tout sourit, et tout est frais en elle
Et couleur du printemps.
Bouche en fleur, peau de soie, à la teinte vermeille,
Longs yeux noirs et jolis,
Tout est dans ce berceau : n’est-ce pas la corbeille
Où fleurit mon beau lis !
Source : Wikisource

Portrait de Anaïs Ségalas Anaïs Ségalas Les rieurs de Paris (1880)

Voyons, parlons raison, dit le duc, et soyons pratique. Je ne connais pas la jeune fille en question. Je sais qu'elle est d'une bonne famille, qu'elle s'appelle Nelly de Favrel; mais je ne sais si elle est belle ou laide. Je ne me suis informé que de la dot, et, dans un siècle où il faut briller à tout prix, la fortune est quelque chose : c'est le bien-être, c'est le bon repas, c'est le train de maison, c'est l'avanticène au théâtre, c'est la soirée brillante que l'on
donne à ses amis et surtout à ses ennemis pour les écraser par son luxe.
Source : Gallica

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