Stéphane Mallarmé,
Pages oubliées. Poèmes en prose
“ L’enfant, je le vois toujours, coiffé d’un bonnet de nuit taillé comme le chaperon du Dante, mangeait, sous la forme d’une tartine de fromage blanc, les lys ravis, la neige, les plumes du cygne, les étoiles, et toutes les blancheurs sacrées des poètes : je l’eusse bien prié de m’admettre à son repas si je n’avais été si timide, mais il le partagea avec un autre qui vint brusquement, en sautant, — un petit saltimbanque de la baraque voisine dans laquelle on allait donner les tours de force, ce frivole exercice ne se refusant pas à la banalité du grand jour. ”
