Antoni Deschamps,
Revue des Deux Mondes
“ Depuis quatre ans, vois-tu, son influence arrête La mort qui tout le jour vole autour de ma tête, Et mieux que tous les soins du grave médecin, L’empêche d’approcher et d’entrer dans mon sein. Quand je suis loin de lui, je retombe en démence, Hélas ! et ne suis plus qu’une pierre qui pense, Et je ne dirais pas, vois-tu, ce que j’écris ; Car, avec mes amis, ou je chante ou je ris ; Silvio, tu te connais en amitié divine, Est-ce bien elle, dis, qui vit dans ma poitrine ? Âme des anciens jours, illustre Italien, Tu m’as dit tes amis, moi je te dis le mien ! ”
