Louis-Xavier de Ricard,
Le Parnasse contemporain/1876
“ Qui marcha, les pieds nus, vers le buisson ardent. Et, pour ses pieds ferrés, le reître est anathème ! — Car la Terre est divine et très-sainte : Dieu l’aime Pour tous les os des siens, qui pourrissent dedans, Et s’apprêtent au Jour de la Gloire, abondants En germes, qui naîtront dans la saison future, Et qu’il recueillera lors de la moisson mûre ! La Terre est sainte, et Dieu l’aime comme un époux Aime d’un grand respect et d’un amour très-doux Sa femme, bon sillon, qui porte noble graine En son sein que travaille une semence humaine ! ”
