Edmond Haraucourt,
Revue des Deux Mondes
“ Car l’exil, c’est du rêve : C’est le lait de la force et le pain des vertus ; C’est l’essor idéal du songe qui s’élève, Et le seuil retrouvé des paradis perdus. Tu n’as qu’une patrie au monde, c’est toi-même ! Chante, pour elle, et sois ton but, et sois ton vœu ! Chante, et quand tu mourras, meurs dans l’orgueil suprême D’avoir vécu ton âme et fait vivre ton dieu ! ”
