Edmond Haraucourt

Edmond Haraucourt

Résumé

Portrait de Edmond Haraucourt Edmond Haraucourt Revue des Deux Mondes

Car l’exil, c’est du rêve :
C’est le lait de la force et le pain des vertus ;
C’est l’essor idéal du songe qui s’élève,
Et le seuil retrouvé des paradis perdus.
Tu n’as qu’une patrie au monde, c’est toi-même !
Chante, pour elle, et sois ton but, et sois ton vœu !
Chante, et quand tu mourras, meurs dans l’orgueil suprême
D’avoir vécu ton âme et fait vivre ton dieu !
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Portrait de Edmond Haraucourt Edmond Haraucourt Revue des Deux Mondes

Le plus parfait amour est fait de solitude,
Et toute sa richesse est dans sa pauvreté :
C’est le pèlerin blanc qui va sans lassitude
Dans un manteau de chasteté.
On le plaint ; son exil vaut pourtant mieux qu’un trône,
Car l’œil de son esprit regarde par-delà ;
Lorsqu’il a faim d’espoir et qu’il quête une aumône,
Moins on lui donne, plus il a.
Il marche sous la pluie et s’assied dans la neige,
Réchauffant son cœur pur d’un rêve surhumain,
Et les elfes soigneux qui lui font un cortège
Mettent des fleurs à son chemin.
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