Louis Cœuret

Résumé

Louis Cœuret Nugae sonorae (1861)

Le parapluie ouvert, et le corps tout transi, Ils marmottaient entre eux l'Églogue que voici :
JACQUES.
Sans être grand devin, je m'augure un bon rhume.
ROUMAGE.
Notre maître prétend qu'à tout on s'accoutume!
JACQUES.
Encor, si le temps seul se montrait ennemi !
ROUMAGE.
Mais nous ne sommes pas malheureux à demi.
JACQUES.
Le métier de pasteur a perdu sa magie, L'églogue d'autrefois n'est plus qu'une élégie.
Source : Gallica

Louis Cœuret Nugae sonorae (1861)

Aussi, loin qu'aux penseurs ils portassent envie, Comme de maîtres fous, il s'en riaient entre eux, Leur corps était actif, leur esprit paresseux : Ne perdant point le temps en discussions vaines, Laissant couler leur sang paisible dans leurs veines, De la vie ils usaient la trame jusqu'au bout, Et la mort, en venant, les trouvait tous debout.
Source : Gallica

Louis Cœuret Nugae sonorae (1861)

Où chaque objet naissant, combattant avec l'ombre, Ne s'en détache encor que par un ton plus sombre; Où l'arbre, vacillant et fixe tour à tour,
A son centre déjà, mais n'a pas de contour ; Où tout dans l'univers nonchalamment s'éveille, La couleur pour les yeux, et le bruit pour l'oreille; Où la nature entend comme un vagissement, Et, mère palpitante, écoute avidement.
Ill.
Tout sortait de la nuit, tout sortait du silence, Mais à peine. Werther d'un pas pressé s'avance, Et, près du lac chéri qui vit ses premiers ans, S'assied, le front tout pâle et les yeux menaçants.
Source : Gallica

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