Callisthène

Définition et enjeux

Choix de nouvelles russes de Lermontof… (1853)

Ayant appris que le disciple d'Aristote, se croyant une divinité, se faisait appeler le fils de Jupiter, et débitait sur sa naissance les contes les plus absurdes, Callisthène se rendit à la tente du monarque. — Seigneur, lui demanda le philosophe, est-il vrai que tu sois Dieu? — Oui, répondit Alexandre en rougissant. — Tu soutiens une chose qui t'impose de grands engagements, continua Callisthène; mais ne crains point que la philosophie t'accable de dures réprimandes. Elle daigne à peine rire de telles pensées.
Source : Gallica

Choix de nouvelles russes de Lermontof… (1853)

Callisthène le loua de sa conduite. — Qu'entends-je? lui dit Alexandre avec un sourire dédaigneux ; Callisthène commence aussi à me flatter ! souviens-toi qu'Aristote ne t'a point envoyé ici pour faire le courtisan, mais pour m'éclairer de tes conseils. — Prince, répondit Callisthène, il y a une grande différence de la louange à la flatterie; je te loue, mais je ne te flatte point. Le devoir d'un philosophe est de louer les belles actions et de blâmer celles qui sont condamnables : si tu te portes jamais à ces dernières, assez de gens t'élèveront aux nues
Source : Gallica

Portrait de Plutarque Plutarque Vies des hommes illustres

Tous les autres convives firent successivement ce qu’il venait de faire. Callisthène reçut la coupe à son tour, pendant qu’Alexandre s’entretenait avec Héphestion et ne prenait pas garde à lui : il la boit, et va, comme les autres, pour donner un baiser au roi. Mais Démétrius, surnommé Phidon, ayant dit à Alexandre : « Seigneur, ne le baise point, car il est le seul qui ne t’ait pas adoré ; » le roi détourna la tête pour ne pas recevoir son baiser. « Eh bien ! dit tout haut Callisthène, je m’en irai avec un baiser de moins que les autres. »
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