Luc de Clapiers Vauvenargues, Oeuvres morales de Vauvenargues… (1874)
“ Il faut écrire parce que l'on pense, parce que l'on est pénétré de quelque sentiment, ou frappé de quelque vérité utile. Ce qui fait qu'on est inondé de tant de livres froids, frivoles ou pesants, c'est que l'on ne suit pas cette maxime. Souvent, un homme qui a résolu de faire un livre se met devant sa table, sans savoir ce qu'il doit dire, ni même ce qu'il doit penser; ayant l'esprit vide, il essaye de remplir du papier, il écrit et efface, et forge des pensées et des phrases, comme le maçon bat du plâtre, ou comme l'artisan le plus grossier travaille à un ouvrage mécanique. ”
