Résumé

Portrait de Arthur de Gobineau Arthur de Gobineau Histoire des Perses, d'après les auteurs orientaux… (1869)

Les règnes achéménides, le grand mouvement causé par le passage d'Alexandre, avaient de beaucoup fait hausser l'opulence et redoublé l'éclat d'une civilisation entièrement épanouie. Les arts d'Assyrie s'étaient associé ceux d'Athènes, et on les pratiquait richement à Ecbatane, à Suse, à Babylone et partout. Dans la dernière de ces villes, dont les ruines couvrent aujourd'hui de si vastes espaces, à quelle profondeur ne faut-il pas creuser pour retrouver la ville assyrienne sous des couches accumulées de décombres grecs? A fleur de terre, il n'y a guère que des débris helléniques ou hellénisés.
Source : Gallica

Portrait de Arthur de Gobineau Arthur de Gobineau Histoire des Perses, d'après les auteurs orientaux… (1869)

Ainsi, dans les cinq années écoulées depuis la mort de Darius, Alexandre, devenu Grand Roi de l'Iran et de l'Aniran, ne s'était pas contenté de la reconnaissance et de la soumission faciles des provinces occidentales. Prenant au centre de l'empire Hécatompylos comme point de départ, prenant sa dignité royale dans son véritable sens, devenu Iranien sans cesser d'être Macédonien et Grec, s'efforçant de tout concilier, il n'avait pas voulu laisser l'empire se démembrer, et faisant acte de présence et de puissance dans les parties les plus lointaines, il avait maintenu le faisceau noué par Cyrus.
Source : Gallica

Portrait de Arthur de Gobineau Arthur de Gobineau Histoire des Perses, d'après les auteurs orientaux… (1869)

Être un héros, le plus grand des hommes, avoir soumis et réglé l'Europe et l'Asie, porter dans sa tête des plans dont l'humanité devait sentir pendant des siècles les immenses résultats, et se voir harcelé comme une bête fauve par les injures, les grossièretés et les opprobres d'un soldat ivre, interprète maladroit mais sincère de l'esprit d'envie et de basse opposition répandu dans le camp, ce n'était pas possible. Dire qu'Alexandre eût mieux fait de ne pas exécuter lui-même une juste sentence de mort, c'est plaider pour la convenance des formes et rapetisser la question.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature