Arthur de Gobineau

Élements biographiques

Portrait de Arthur de Gobineau Arthur de Gobineau,  La Renaissance : Savonarole, César Borgia… (1877)

“ MICHEL-ANGE.
Non; depuis que vous m'avez défendu d'aller à mon gré et sans compagnon, je ne le fais plus. Antonio m'a éclairé avec sa lanterne jusqu'à la porte du palais, et, là, j'ai trouvé vos gens qui m'ont traité en grand seigneur.
LA MARQUISE.
Venez vous mettre là, près de la cheminée. Tenez... dans ce fauteuil... Catherine, ne bougez pas ; je veux servir Michel-Ange... Bien ! Approchez vos pieds du feu.
MICHEL-ANGE, assis.
Je vous laisse faire, madame la marquise, je vous laisse faire... Une âme comme la vôtre est au sommet de la grandeur, et ce sommet, c'est la bonté.
”
Source : Gallica

Portrait de Arthur de Gobineau Arthur de Gobineau,  Nouvelles asiatiques (Nouvelle édition… (1913)

“ Le salut soit sur toi, fils de mon oncle ! lui ditelle, tu viens pour tuer Elèm !
Mohsèn eut un éblouissement et ses yeux se troublèrent. Depuis cinq ans, il n'avait pas vu sa cousine.
Comme l'enfant, devenue femme, était changée ! Elle se tenait devant lui dans toute la perfection d'une beauté qu'il n'avait imaginée jamais, ravissante par elle-même, adorable dans sa robe de gaze rouge à fleurs d'or, ses beaux cheveux entourés, il ne savait comment, dans des voiles bleus, transparents, brodés d'argent, éclairés d'une rose. Son cœur battit, son âme s'enivra, il ne put répondre un seul mot.
”
Source : Gallica

Portrait de Arthur de Gobineau Arthur de Gobineau,  Souvenirs de voyage

“ Gérasime était tombé dans un état lamentable ; d’un côté, il désirait avec passion s’abandonner à Jérôme ; de l’autre, il s’en méfiait horriblement depuis une minute. Il lui avait parlé avec la candeur la plus absolue ; mais aussi il lui avait fait des contes bleus ; s’il avait eu tort d’être sincère, quels malheurs n’allaient pas en résulter peut-être pour Sophie elle-même ? Si, au contraire, il avait fait une sottise en se défiant, ses mensonges retomberaient sur sa tête, et pour peu que Jérôme s’en aperçût, celui-ci aurait le droit de se piquer, qui sait même ? de le traiter en ennemi. ”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature