Joseph-Arthur de Gobineau,
Nouvelles asiatiques
“ L’honneur parlait, il fallait que l’honneur et seulement l’honneur fût écouté. Les Hindous, les Persans peuvent librement s’abandonner au courant de leurs amitiés, aux influences de leurs préférences, mais un Afghan ! Ce qu’il se doit à lui-même passe avant tout. Ni affection ni pitié ne sauraient arrêter son bras, quand le devoir parle. Mohsèn le savait, — c’était assez. Il lui fallait être considéré comme un homme de cœur et de courage ; il voulait que jamais l’ombre d’un reproche, que jamais le soupçon d’une faiblesse n’approchât de son nom. ”
