Arthur de Gobineau,
Nouvelles asiatiques (Nouvelle édition…
(1913)
“ Ce qu'il se doit à luimême passe avant tout. Ni affection ni pitié ne sauraient arrêter son bras, quand le devoir parle. Mohsèn le savait, c'était assez. Il lui fallait être considéré comme un homme de cœur et de courage ; il voulait que jamais l'ombre d'un reproche, que jamais le soupçon d'une faiblesse n'approchât de son nom. La persistance d'un sentiment si haut coûte quelque chose : on n'a pas sans peine un renom enviable. Estil trop cher à tout prix ? Non. C'était l'opinion de Mohsèn, et la fierté brillante, qui éclatait sur son beau visage, était le reflet des exigences de son âme. ”
