“ Et l’Éternel, notre Dieu, livra encore entre nos mains Og, roi de Basan, avec tout son peuple ; nous le battîmes, sans laisser échapper aucun de ses gens. Nous prîmes alors toutes ses villes, et il n’y en eut pas une qui ne tombât en notre pouvoir : soixante villes, toute la contrée d’Argob, le royaume d’Og en Basan. Toutes ces villes étaient fortifiées, avec de hautes murailles, des portes et des barres ; il y avait aussi des villes sans murailles en très grand nombre. Nous les dévouâmes par interdit, comme nous l’avions fait à Sihon, roi de Hesbon ”
Og
Définition et enjeux
Le terme "Og" désigne principalement le roi des géants de Basan, vaincu par Moïse selon le Deutéronome. Ce personnage biblique a inspiré diverses interprétations : Pierre-Marie Quitard le rattache au mot "ogre" par une étymologie grecque ou hébraïque, tandis que Collin de Plancy le place dans un récit mythologique, liant son existence à des monstres antédiluviens.
Heinrich Graetz évoque Og dans un cadre historique juif, et Jules Verne le cite dans un contexte héroïque, illustrant ainsi la variété des approches, allant de la légende à la géographie sacrée. Les sources révèlent que le nom d’Og dépasse les textes religieux pour influencer la culture populaire et les récits historiques.
Citations sur “Og”
Pierre-Marie Quitard, Dictionnaire des proverbes
“ Manger comme un ogre. Manger excessivement. La Monnoye a fait dériver le mot ogre du grec ἀγρίος, sauvage, féroce. Un savant de ma connaissance m’en a indiqué une autre origine très curieuse : il le croit tiré de la Bible, et formé de Og rex, Og roi de Basan, qui fut vaincu à Edréhi, et exterminé avec tous les siens par Moïse. ”
Collin de Plancy,
Dictionnaire infernal
“ Noé cependant fournit à Og de quoi se nourrir, non par compassion, mais pour faire voir aux hommes qui viendraient après le déluge quelle avait été la puissance du Dieu qui avait exterminé de pareils monstres. Les géants vivaient longtemps. Og était encore du monde quand les Israélites, sous la conduite de Moïse, campèrent dans le désert. ”
Heinrich Graetz,
Histoire des Juifs
“ Sans doute, l’autre rive du Jourdain, le Galaad, jadis possession des rois Sichon et Og, depuis échu à deux tribus et demie, offrait, lui aussi, de saisissants spectacles ; de ses hauteurs aussi, l’œil peut embrasser de vastes étendues. Mais on n’y contemple point la mer houleuse et mugissante, à peine un mince ruban de son azur. La poésie ne trouvait pas là le même excitant que dans la région opposée. Le Galaad n’a pas, que l’on sache, produit de poètes, et en fait de prophètes il n’en connut qu’un seul, âpre et sauvage comme ses solitudes et les gorges de ses montagnes. ”
Jules Verne,
Le rayon-vert
(1882)
“ « Étranger, tu habites ici une terre couverte de héros. Chante quelquefois la gloire de ces morts célèbres. Que leurs ombres légères viennent se réjouir autour de toi ! » Miss Campbell et ses compagnons regardaient en silence. Ils n'avaient point à subir l'ennui d'un guide assermenté, déchirant, pour quelques touristes les incertitudes d'une histoire si lointaine. Il leur semblait revoir ces descendants du lord des îles, Angus Og, le compagnon de Robert Bruce, le frère d'armes de ce héros, qui lutta pour l'indépendance de son pays. ”
Achille Meissas,
Géographie sacrée, contenant l'origine des nations…
(1848)
“ On donne communément le nom de Pérée à toute la partie de la Palestine située à l'orient du Jourdain. L'Écriture cite dans cette contrée plusieurs provinces dont les limites ne sont pas bien connues et ont dû varier à plusieurs époques. Les principales de ces provinces étaient la Batanée, ou pays de Basan, dans lequel régnait Og, de la race des géants, qui fut vaincu par Moïse ; Le pays à'Argob, partie de la Batanée; Le pays de Galaad, au sud de la Batanée; L'Auranitide, à l'est; et plusieurs autres provinces que nous ferons connaître en parlant en détail de chaque ville. ”
Denis-Benjamin Hude, Oeuvres poétiques de M. Hude,.… (1885)
“ ANNETTE D'un ogre? mais, est-ce lui qui doit me faire les honneurs? LA FÉE Oh ! non, non, sois tranquille. D'ailleurs, c'est un ogre extrêmement civilisé, d'un ton exquis, même pour un ogre de son époque. Il a perdu tout à fait ses habitudes d'ogre pur sang, lesquelles sentaient la chair fraîche. Comme j'ai sujet d'être mécontente de ses procédés à mon égard, je ne suis pas fâché de me venger de lui, en lui faisant faire un mauvais dîner. Pour un ogre, c'est le prendre par son sensible... tu conçois! Rien ne doit déranger l'honnête ogre qui dîne, c'est la devise ces Messieurs. ”
Coraly Pirmez, Histoires et légendes, par Coraly Pirmez… (1893)
“ A un moment donné, la procession de sainte Rolande rencontre la procession de saint Oger. Ici, la légende s'élève jusqu'à la poésie : les pieux porteurs assurent que les ossements des deux saints tressaillent de joie comme s'ils voulaient dire-aux pauvres pèlerins de la terre : “Par amour pour le Seigneur, nous n'avons pas été unis ici-bas ; mais nos âmes sont au ciel, délivrées des dangers, des misères, des alarmes de la vie périssable ; nous sommes couronnés d'une allégresse éternelle, et heureux près de Dieu, du même bonheur.” ”
Louise Michel,
Contes et légendes
(1872)
“ Comment le mot ogre, dont le type remonte chez les anciens jusqu'à Lycaon, dérive de Humi- gours dont on fit oïgours et ensuite ogres qui étaient les Huns, lesquels répandirent la terreur, lorsqu'ils arrivèrent, montés sur leurs chevaux noirs, comme une nuée de monstres de proie. Il fallut qu'il expliquât comment l'imagination de chaque peuple s'est peinte dans les êtres fantastiques dont il a peuplé, depuis les prairies jusqu'à l'air lui-même. ”
M. Guyau, Revue des Deux Mondes
“ Enfin les qualités de similitude que nous recherchons dans les formes, l’analogie des directions, l’égalité des grandeurs, la proportion, la variété réduite à l’unité, tout s’explique par les mêmes raisons : ce sont là autant de moyens d’épargner, tout en la dépensant, notre force musculaire et nerveuse. Au sein du désordre apparent d’une église gothique, le constant retour de la même forme ogivale permet à l’œil comme à l’esprit de retrouver le connu dans l’inattendu même, de s’orienter : c’est le fil d’Ariane au milieu de la forêt. ”
Anonyme, Histoire des quatre fils Aymon
“ Oger, dit Hector, vous parlez par envie, car si vous étiez pour combattre contre Regnaut, vous parleriez autrement ; faites seulement en sorte qu’ils ne combattent pas davantage. Oger vint vers Roland et lui dit ce que les barons lui avaient recommandé. Que Dieu les punisse, dit Roland, car ils auront aujourd’hui le désir de mon oncle Charlemagne. Alors il se tourna vers Regnaut et lui dit : Sire, vous avez essayé de mon épée et non pas de ma lance. ”
Éliacin Lachèse, Angers ancien et moderne : guide de l'étranger dans cette ville et ses environs (1872)
“ C'est, on le voit, l'origine de cette magnifique époque de l'art religieux en France, que nous apercevons dans les arcades, lourdes encore, de la Trinité. Sans doute, cette ogive n'est pas encore le style ogival qui se compose d'un ensemble de colonnettes, de nervures, de larges fenêtres à meneaux couronnés de trèfles, de clochetons et de pendentifs tout à fait étrangers à cette église. Mais nous avons déjà le trait saillant d'une physionomie qui se complétera bientôt. ”
Coraly Pirmez, Histoires et légendes, par Coraly Pirmez… (1893)
“ Voici Oger, le fils du roi d'Écosse, qui arrive à Liége. Il vient demander en mariage la belle princesse Rolande. – Ma fille est à vous, vaillant Oger, lui dit le roi. Je suis dépouillé ; ma couronne de fer, toutes mes richesses sont aux mains de. mon vainqueur, mais Rolande est riche de beauté et de vertus. Aimez-la bien, faites-lui oublier les peines de la vie ; rendez-la heureuse. Demain, nous célébrerons les noces, sans pompes, sans éclat, sans grandeur souveraine, mais le coeur de Rolande est plus grand, plus élevé, plus noble que tout ce qui m'a été ravi ! ”
Joseph Bédier,
Le Roman de Tristan et Iseut
“ Or, laissant les amants à l’ermitage, Ogrin avait cheminé sur sa béquille jusqu’au Mont; il y acheta du vair, du gris, de l’hermine, des draps de soie, de pourpre et d’écarlate, et un chainse plus blanc que fleur de lis, et encore un palefroi harnaché d’or, qui allait l’amble doucement. ”
L' Arioste, Roland furieux (1516)
“ Pendant que, heureux de nous reposer, nous attendions que notre seigneur revînt de la chasse, nous vîmes venir à nous, accourant le long du rivage, l’Ogre, ce terrible monstre. Dieu vous garde, seigneur, de voir jamais de vos yeux la face horrible de l’Ogre ! Il vaut mieux le connaître par ouï-dire que s’en approcher de façon à le voir. ”
Edgar Bèhne, Le nouveau Petit Poucet : conte raisonnable (1885)
“ C'est un Ogre ! C'est l'Ogre ! répétaient les autres obstinément, si bien que le Petit Poucet vit le moment où ils allaient se faire découvrir. Le brigand continua sans les entendre : - Ils appellent mes grandes bottes, des bottes de sept lieues, parce qu'ils prétendent qu'elles me permettent de faire sept lieues à l'heure ; et pourtant même un cheval ne pourrait pas aller aussi vite ! Faut-il que les gens soient insensés pour imaginer et pour croire de pareilles bourdes ! ”
Édouard Garnier, Les nains et les géants (1884)
“ La terre que nous avons parcourue dévore ses habitants; le peuple que nous avons vu est d'une taille extraordinaire ; « 54. Nous y avons remarqué des monstres, des fils d'Enac, de la race des Géants, auprès desquels nous paraissions comme des sauterelles » Og, roi de Basan, était un de ces géants : « Il était resté seul de la race des géants. On montre encore son lit de fer dans Rabbath, ville des enfants d'Ammon ; il a neuf coudées de long et quatre de large5, selon la mesure d'une cùudée ordinaire4. » ”
Histoire des quatre fils Aymon très nobles et très vaillans chevaliers (1883)
“ Oger arriva et dit au Duc Naimes: Laissez-le faire, parce que plus vous le prierez, pis il fera. Oger sortit de la tente avec plusieurs Barons; et ils firent assembler leurs gens. Oger cria alors : On verra qui osera mener pendre Richard. Quand Richard entendit Oger parler ainsi, il lui dit : Je vois bien que si vous pouviez me sauver, vous le feriez. Les douze Pairs de France vinrent vers Charlemagne, et lui dirent : Nous sommes vos gens; nous avons fait tout notre possible pour vous accorder avec notre cousin Richard ”
Coraly Pirmez, Histoires et légendes, par Coraly Pirmez… (1893)
“ Oger est valeureux, riche et bon ; il t'aime, il te rendra heureuse ; je t'engage à obéir à ton père ; cependant, ma fille, ne compte ni sur la fortune, ni sur les honneurs : l'exemple de ta pauvre mère qui fut reine, de ta soeur qui fut l'épouse du plus puissant monarque de la terre, te prouve que tout est vanité, hors aimer et servir Dieu. Rolande fondit en larmes ; elle aimait beaucoup sa mère et craignait de lui déplaire ; elle n'était pas non plus insensible à l'affection d'Oger, son ami d'enfance. Un combat se livrait dans son coeur, mais il fut de courte durée. ”
Johannes Jørgensen,
Cloche Roland (les Allemands et la Belgique…
(1919)
“ Voici ce que dit le Seigneur Dieu : Je viens à toi, Gog, prince et chef de Mosoch et de Thubal. Je t'entourerai et mettrai un frein dans tes mâchoires. Je te ferai sortir, avec toute ton armée, les chevaux et tous les cavaliers couverts de cuirasses, et une grande multitude armée de lances, de boucliers et d'épées. Comme un ouragan qui monte, tu viendras, et, comme un nuage, tu couvriras la terre avec toutes tes troupes, et tous tes peuples nombreux. Voici ce que dit le Seigneur Dieu : en ce temps-là, des pensées s'agiteront dans ton coeur, et tu formeras une résolution criminelle ”
Carmontelle,
Proverbes dramatiques
“ Le PETIT-POUCET. Hé ! vraiment non, puisque nous sommes perdus. La MERE BONNETTE. Perdus ? Hé, mon Dieu, oui, vous êtes perdus ! Je tremble pour vous ! Ah, s’il revenoit ! Savez-vous que vous êtes chez un Ogre ? PIERROT. Un Ogre ; qu’est-ce que c’est que cela ? JAVOTTE. Un Ogre ? JANNETTE. Un Ogre, ma sœur ! La MERE BONNETTE. Oui, Ogre. Le PETIT-POUCET. Et qu’est-ce qu’un Ogre, ma bonne Dame ? La MERE BONNETTE. C’est... c’est... je tremble à vous le dire ; c’est un homme qui mange les petits enfans. Le PETIT-POUCET. Qui mange les petits enfans ! ”
Coraly Pirmez, Histoires et légendes, par Coraly Pirmez… (1893)
“ Non, pas encore ! répliqua derechef Oger. ” A la suite de ces bataillons arrivèrent les évêques, les abbés, les comtes. Didier, dont l'effroi croissait toujours, dit en gémissant : ” – Oh ! descendons. Cachons-nous dans les entrailles de la terre. ” Mais Oger lui répondit : ” – Charles n'est pas encore là. Quand vous verrez les moissons s'agiter dans les champs et les épis se courber comme au souffle de la tempête, quand vous entendrez vos fleuves frémir, vos ponts craquer et le cliquetis des armes monter jusqu'à vous, vous pourrez croire que c'est Charles qui s'avance. ”
Jean-Jacques Bourassé,
Archéologie chrétienne, ou Précis de l'histoire des monuments religieux du moyen-âge…
(1862)
“ La forme ogivale n'est certes pas moins noble que le plein, cintre, et, quoique d'une origine moins ancienne peut-être, elle est grande, majestueuse, et, par-dessus tout, éminemment chrétienne. Nous envisagerons la question présente sous un point de vue plus élevé; et d'abord nous voulons établir nettement la différence qui existe entre l'origine de l'ogive et celle du style ogival. La forme de l'arcade en tiers-point est un caractère d'une grande valeur, sans aucun doute, mais elle n'est que la partie d'un tout immense. ”
Delphine de Girardin,
Contes d'une vieille fille à ses neveux
(1857)
“ Elle ne put achever; ses sanglots la suffoquèrent; alors le soldat poussa un grand éclat de rire qui ramena tout le monde de son côté. — Mon capitaine, dit-il, voilà mademoiselle votre fille qui nous prend pour des ogres ! Le père de Noémi accourut vers elle, et il l'embrassa si tendrement, qu'elle fut bientôt rassurée : il était si affectueux, si càressant, ce bon père, qu'il n'était pas possible que ce fût un ogre, ou du moins, ce devait être un bien excellent ogre. ”
Désiré Monnier,
Croyances et traditions populaires recueillies dans la Franche-Comté…
(1874)
“ Qui ne se rappelle d'avoir frémi, dans son enfance, aux saisissantes narrations qui avaient pour héros l'Ogre et le petit Poucet? Notre crédulité n'a-t-elle pas été assez long-temps poursuivie par ce formidable fantôme de l'Ogre, toujours affamé de chair fraîche, pour que nous avions perdu souvenir de ses formes monstrueuses et de ses instincts féroces ? L'ogre n'est certainement pas une création de L'OGRE. 549 Ch. Perrault ; il était né bien des siècles avant ses contes. ”
Alphonse Allais,
Deux et deux font cinq
“ Le tas des gros cailloux. Fortement intrigué par cette sélection, Oger, qui aime bien à se rendre compte, engagea la conversation avec l’humble rouage administratif : — Une belle journée aujourd’hui, hein, cantonnier ? — Oui... On en a vu de pires, mais on en a vu de plus belles... Cette cordialité encouragea Oger. — Quelle drôle de besogne vous faites là !... C’est bien utile ? — Oh ! utile, ça, je m’en f... ! Quand je fais ça, je ne fais pas autre chose... C’est le principal ! — Évidemment. — Moi, je fais ce que ces messieurs me disent de faire, et je me f... du reste ! ”
Antoine Le Roux de Lincy, Analyse critique et littéraire du roman de Garin-le-Lohérain… (1835)
“ Voici le second passage : « Oger, celui-là même dont les romanciers ont fait un des plus fameux paladins de Charlemagne, Oger, dis-je, mécontent de l'empereur , s'est retiré à la cour de Didier, roi des Lombards. Il était avec son nouvel allié sur la plus haute tour de Pavie (i) , pas mal à quelque grenadier de Napoléon racontant la campagne d'Égypte à un conscrit, tant la fable et l'histoire sont mêlées dans la vie des hommes extraordinaires ! » ”
Collin de Plancy,
Dictionnaire infernal
“ La terreur profonde qu’ils avaient inspirée se propagea longtemps encore après leur disparition, et les mères se servirent du nom des Hongrois, ogres, pour épouvanter leurs petits enfants. Voy. Fées, Omestès, etc. Oiarou, objet du culte des Iroquois. C’est la première bagatelle qu’ils auront vue en songe, un calumet, une peau d’ours, un couteau, une plante, un animal, etc. Ils croient pouvoir, par la vertu de cet objet, opérer ce qui leur plaît, même se transporter et se métamorphoser. Oigours. Voy. Ogres. Oilette, démon sans renommée, invoqué dans les litanies du sabbat. ”
Jean Castilhon, Les quatre Fils Aymon, suivis de Jean de Calais et de Geneviève de Brabant… (1862)
“ Oger courut pour les séparer ; mais Renaud, impatient de terminer son combat, le renverse d'un coup d'épée et le blesse à la hanche. Oger revient sur lui, frappe Renaud sur son casque et le fait chanceler. Oger veut recommencer; mais voyant arriver Alard, Maugis, Guichard et leurs troupes, il remonte à la hâte sur Boisart, son cheval, et ne s'aperçut qu'il n'avait point de selle que lorsqu'il eut passé la rivière. Renaud l'en railla; Oger le défia de passer pour venir recommencer à se battre. ”
H. d' Arbois de Jubainville, Le cycle mythologique irlandais et la mythologie celtique
“ C'étaient Ogmé, Dîan-Cecht et Goibniu. Ogmé ou Ogma, l'Ogmios de Lucien, est le héros qui, à la bataille de Mag-Tured, s'était emparé de l'épée du roi fomôré Téthra [1] . Il est surnommé «à la face solaire,» grîan-ainech. On lui attribuait l'invention de l'écriture ogamique [2] qui a servi aux inscriptions funéraires de l'époque païenne, et dont ni les moines irlandais du neuvième siècle, ni les scribes des temps postérieurs n'avaient perdu la tradition. On le disait fils d'Elada, dont le nom veut dire «composition poétique» ou «science.» On le croyait frère de Dagdé [3] . ”
