Résumé

Edgar Bèhne Le nouveau Petit Poucet : conte raisonnable (1885)

Tuer un loup ! dit. Jacques. Mais c'est du gibier, et le gibier n'est pas pour les paysans.
Plutôt que de tuer un loup, il serait bien plus facile de prendre un des lapins qui détruisent notre récolte ! Mais un lapin, c'est encore du gibier.
Tuer du gibier, malheureuse ! Cela suffirait pour nous faire pendre par le bourreau de notre bon seigneur !
C'est pourtant horrible d'avoir faim ! s'écria la pauvre femme, qui, selon son habitude, ne s'était coupé qu'un tout petit morceau de pain pour en laisser davantage à ses enfants.
Le Petit Poucet ne dormait pas.
Source : Gallica

Edgar Bèhne Le nouveau Petit Poucet : conte raisonnable (1885)

C'est un Ogre ! C'est l'Ogre ! répétaient les autres obstinément, si bien que le Petit Poucet vit le moment où ils allaient se faire découvrir.
Le brigand continua sans les entendre : - Ils appellent mes grandes bottes, des bottes de sept lieues, parce qu'ils prétendent qu'elles me permettent de faire sept lieues à l'heure ; et pourtant même un cheval ne pourrait pas aller aussi vite !
Faut-il que les gens soient insensés pour imaginer et pour croire de pareilles bourdes !
Source : Gallica

Edgar Bèhne Le nouveau Petit Poucet : conte raisonnable (1885)

Soudain un horrible hurlement s'éleva. C'était un loup. Un second loup répondit d'un autre côté, puis un troisième, et au bout d'un instant ce fut un concert général. Toute la forêt en retentissait. Les enfants ne
tardèrent pas à voir briller dans l'ombre plusieurs paires d'yeux qui les regardaient fixement.
Quelques-uns des garçons jetèrent des cris d'épouvante et se mirent à sangloter. Ils commençaient à perdre la tête.
Le Petit Poucet dit que le courage était nécessaire pour ne pas succomber, ce qui les fit taire un moment.
Source : Gallica

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