Edgar Bèhne

Élements biographiques

Edgar Bèhne,  Petit frère et petite soeur : conte raisonnable… (1885)

“ Pauvre Petit frère ! pauvre Petite sœur !
Leur père est mort, leur mère vient de mourir.
Il n'y a plus personne pour prendre soin d'eux, pour les caresser, pour les aimer.
Ils demeurent chez la méchante mère Mauduite.
Sa fille est aussi méchante qu'elle.
Ces deux mégères ne s'occupent guère des orphelins.
Pierre et Rose ont souvent faim et soif.
S'ils pleurent, ils sont battus; s'ils crient, ils sont battus plus fort.
Le soir, quand ils s'endorment dans les bras l'un de l'autre, ils pleurent en silence et disent tout bas :
Maman, maman.
”
Source : Gallica

Edgar Bèhne,  Le nouveau Chat botté : conte raisonnable (1885)

“ Plusieurs personnes parlèrent bas au vicomte.
— C'est le diable! c'est le diable qu'on a vu l'autre jour, répétait-on.
Le vicomte pâlit affreusement.
—-En êtes-vous bien sûrs? demanda-t-il.
- Oui, monseigneur, tout le monde l'a vu! s'écria-t-on de tous côtés.
— Après tout, c'est encore possible, murmura le châtelain.
Marquis de Carabas ! continua-t-il d'une voix retentissante, on vous accuse d'avoir des relations avec le diable, qui ne serait autre que ce chat, que vous appelez votre écuyer.
— C'est faux! s'écria le marquis.
”
Source : Gallica

Edgar Bèhne,  Petit frère et petite soeur : conte raisonnable… (1885)

“ Le bruit de la chasse n'arriva plus aux oreilles de Petite sœur.
Il ne veut pas que les chasseurs m'effrayent, ni qu'ils fassent du mal à mon chevreuil, pensa-t-elle. Mais lui, pourquoi ne vient-il pas?
C'est qu'il est un grand seigneur et que je ne suis qu'une pauvre fille, se dit-elle en soupirant.
De grosses larmes roulèrent dans ses yeux.
L'automne arriva : les feuilles jaunirent et tombèrent.
L'hiver arriva : la terre se couvrit de neige.
Jamais la solitude n'avait paru aussi triste à Rose.
”
Source : Gallica

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