Edgar Bèhne, Petit frère et petite soeur : conte raisonnable… (1885)
“ Pauvre Petit frère ! pauvre Petite sœur ! Leur père est mort, leur mère vient de mourir. Il n'y a plus personne pour prendre soin d'eux, pour les caresser, pour les aimer. Ils demeurent chez la méchante mère Mauduite. Sa fille est aussi méchante qu'elle. Ces deux mégères ne s'occupent guère des orphelins. Pierre et Rose ont souvent faim et soif. S'ils pleurent, ils sont battus; s'ils crient, ils sont battus plus fort. Le soir, quand ils s'endorment dans les bras l'un de l'autre, ils pleurent en silence et disent tout bas : Maman, maman. ”
