Résumé

Edgar Bèhne Le nouveau Chat botté : conte raisonnable (1885)

Je ne suis pas marquis : je ne suis qu'un pauvre meunier; je me suis laissé entraîner par l'ambition de devenir riche et puissant !
Mes frères disaient que j'étais un paresseux, parce qu'au lieu de travailler je faisais faire des tours à mon chat.
Alors je suis parti avec lui, et je l'ai fait passer pour le diable, afin d'effrayer les paysans. Ensuite j'ai dit au vicomte que c'était mon écuyer, et que je m'appelais le marquis de Carabas.
Mais je m'appelle simplement Cyprien. On n'a qu'à demander chez moi : tout le monde dira que je ne mens pas, cette fois-ci.
Source : Gallica

Edgar Bèhne Le nouveau Chat botté : conte raisonnable (1885)

Plusieurs personnes parlèrent bas au vicomte.
— C'est le diable! c'est le diable qu'on a vu l'autre jour, répétait-on.
Le vicomte pâlit affreusement.
—-En êtes-vous bien sûrs? demanda-t-il.
- Oui, monseigneur, tout le monde l'a vu! s'écria-t-on de tous côtés.
— Après tout, c'est encore possible, murmura le châtelain.
Marquis de Carabas ! continua-t-il d'une voix retentissante, on vous accuse d'avoir des relations avec le diable, qui ne serait autre que ce chat, que vous appelez votre écuyer.
— C'est faux! s'écria le marquis.
Source : Gallica

Edgar Bèhne Le nouveau Chat botté : conte raisonnable (1885)

Avait-il peut-être moins peur du diable que les autres, ou bien l'aveu de Cyprien l'avait-il rassuré?
— Voilà un drôle de chat ! s'écria-t-il en riant toujours, et en se tournant vers son prisonnier.
Mais Cyprien avait disparu !
Profitant de la distraction de son gardien, il était sorti et s'était mêlé à la foule qui remplissait le château.
- Arrêtez-le ! s'écria l'homme.
Le chat voulut suivre son maître.
Le gardien se précipita pour le prendre, et le saisit par ses bottes.
Le chat, se retournant, lui mordit le nez et le griffa de toutes ses forces.
L'homme ne lâchait pas prise.
Source : Gallica

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