Edgar Bèhne, Petit frère et petite soeur : conte raisonnable… (1885)
“ Le bruit de la chasse n'arriva plus aux oreilles de Petite sœur. Il ne veut pas que les chasseurs m'effrayent, ni qu'ils fassent du mal à mon chevreuil, pensa-t-elle. Mais lui, pourquoi ne vient-il pas? C'est qu'il est un grand seigneur et que je ne suis qu'une pauvre fille, se dit-elle en soupirant. De grosses larmes roulèrent dans ses yeux. L'automne arriva : les feuilles jaunirent et tombèrent. L'hiver arriva : la terre se couvrit de neige. Jamais la solitude n'avait paru aussi triste à Rose. ”
