Antoine-Isaac Silvestre de Sacy

Résumé

Antoine-Isaac Silvestre de Sacy Journal asiatique

On apprend par lui que l’invention de la langue balaïbalan ne remonte guères au delà de l’an 1000 de Hégire, et que l’auteur de cette langue l’a nommée ainsi, parce qu’il portait lui-même le surnom ou titre honorifique de Mohyi. Ce titre n’est que l’abrégé de Mohyi-eddin, c’est-à-dire, le vivificateur ou le restaurateur de la religion. L’usage des temps modernes est d’abréger ainsi ces titres honorifiques. Le mot Balaïbalan signifie donc proprement la langue de Mohyi ou Mohyi-eddin.
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Antoine-Isaac Silvestre de Sacy Journal asiatique

On apprend dans cet ouvrage que Mohyi se nommait Mohammed, fils du khodja Feth-allah, fils d’Abou-taleb, fils d’Ali, fils de Hasan, fils de Moïneddin, et descendait de Rocn-eddin, qui est célèbre par un commentaire sur le livre intitulé Fosous alhocm. Le père de Mohyi, ayant quitté Kazwin du temps d’Ismaël schah, vint habiter Andrinople ; il s’y maria et y eut un fils : c’est celui dont il s’agit. Mohyi, après avoir exercé diverses fonctions en Égypte et à la Mecque, vint, en l’année 986, dans l’Asie mineure.
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