comte de Arthur Gobineau, Nouvelles Asiatiques
“ Djemylèh, tout au contraire. Elle regarda son amant, et le voyant pâle:—Qu'as-tu? lui dit-elle, ne suis-je pas avec toi? Ma vie n'est-elle pas dans la tienne? Si l'un de nous meurt, l'autre ne va-t-il pas mourir tout de suite aussi? Qui nous séparera?—Personne! répondit Mohsèn. Mais, toi, toi, toi, devenir malheureuse! Toi, frappée!A cette pensée, il cacha son visage dans ses mains et se mit à pleurer amèrement. Elle écarta gentiment les doigts mouillés de larmes, crispés sur le front et sur les joues qu'elle aimait, et jetant les bras autour du cou de Mohsèn:—Non! oh! non! non! ”
