Louis Fréchette

Louis Fréchette

Résumé

Portrait de Louis Fréchette Louis Fréchette Les Fleurs boréales

Dont l’ombre se dessine en gigantesques franges
Flottant parmi les nénuphars.
L’oiseau de nuit, quittant sa pose taciturne,
S’envole en tournoyant, et sa clameur nocturne
Eveille des grands bois l’écho retentissant.
Tout est calme ; et pourtant, dans le couchant rougeâtre,
Sinistre précurseur, un nuage grisâtre
Etend son voile menaçant.
II
Voyez là-bas, longeant les détours de la grève,
Comme un vague fantôme entrevu dans un rêve,
Une ombre se glisser d’un pas lent et discret.
Source : Wikisource

Portrait de Louis Fréchette Louis Fréchette Les Fleurs boréales

Alors le bruit des eaux brisant sur les écores,
Les murmures du vent dans les grands pins sonores
La chanson des oiseaux, la plainte des bois sourds,
Tout ce concert confus de rumeurs innommées
Qui s’élèvent, la nuit, de l’onde et des ramées,
Tout lui parlait des anciens jours.
Ouvrant au souvenir l’essor de ses pensées,
Ce débris glorieux de nos grandeurs passées,
Géant d’une autre époque oublié parmi nous,
Comme il vous écrasait de sa hauteur sereine,
Colosses d’aujourd’hui, tourbe contemporaine
Qui n’alliez pas à ses genoux !
Source : Wikisource

Portrait de Louis Fréchette Louis Fréchette Les Fleurs boréales

Et brandissaient dans l’ombre un tomahawk vainqueur ?
Hélas ! ils ne sont plus... et sous les sombres dômes
De tes forêts, la nuit, on entend leurs fantômes
Mêler leur plainte au bruit du vent.
Ils sont morts ! et tes flots qu’ils dominaient naguère,
Tes flots ont oublié le noble chant de guerre
Qu’ils entendirent si souvent !
Malheur ! malheur ! malheur ! à ces Visages-Pâles
Dont les rangs hérissés de foudres infernales
Ont fait de nos guerriers un carnage inouï !
Leurs victimes encore attendent la vengeance...
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature