Astolphe de Custine,
La Russie en 1839
“ Ces ruisseaux tortueux coulent encaissés dans le vaste terrain de la plaine, et l’œil, sans pouvoir jouir de la vue des méandres cachés, en suit vaguement de loin les sinuosités, guidé par des touffes de saules grêles, chétifs, et par d’autres broussailles malingres croissant çà et là le long des profonds canaux creusés à travers la prairie qu’ils sillonnent en sens divers, sans l’embellir ni la fertiliser, car l’eau qui s’égare n’améliore pas des terrains marécageux. ”
