Jean Félix Nourrisson

Résumé

Jean Félix Nourrisson Pascal, physicien et philosophe (1885)

L'espace vide tient le milieu entre la matière et le néant; il diffère du néant par ses dimensions; son irrésistance et son immobilité le distinguent de la matière : tellement qu'il se maintient entre ces deux extrêmes, sans se confondre avec aucun des deux. — Il est vrai que'l'espace n'est ni corps, ni esprit, mais il est espace; ainsi le temps n'est ni corps, ni esprit, mais il est temps, et comme le temps ne laisse pas d'être, quoiqu'il ne soit aucune de ces choses, ainsi l'espace peut bien être, sans être pour cela ni corps, ni esprit 2.
Source : Gallica

Jean Félix Nourrisson Pascal, physicien et philosophe (1885)

Cependant, comment Pascal qu'absorbèrent, de si bonne heure, les méditations les plus graves, avait-il pu se trouver tout d'abord engagé dans des
Spinoza, c'est l'abolition de la conscience, et parmi la dissolution de la machine qui subitement se détraque, l'évanouissement de ce qu'on appelle l'âme, et sa dissipation dans ce qu'on appelle le grand tout. Espérance, amour, bonheur sont, dès lors, des termes vides de sens. Tout est consommé, et l'individu qui a disparu, qu'est-il autre chose que la molécule distincte un instant à la surface de l'insondable abîme?
Source : Gallica

Jean Félix Nourrisson Pascal, physicien et philosophe (1885)

En définitive, Pascal qui n'est pas sceptique en religion, n'est pas davantage sceptique en philosophie. Il proclame l'insuffisance, non l'impuissance de la raison.
Mais, en déclarant que la raison est insuffisante, non impuissante, il y a lieu d'examiner si Pascal n'a pas exagéré cette insuffisance même.
Demandons-nous par conséquent ce que Pascal a pensé de l'homme, de la loi morale et de Dieu.
Il y a dans l'homme deux facultés principales : entendre et vouloir. Mais, répétons-le : il ne faut pas se méconnaître; nous sommes automate autant qu'esprit.
Source : Gallica

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