Résumé

Portrait de René Descartes René Descartes Vie et Œuvres de Descartes

A quoi l’on peut répondre, que les termes de tout et de partie ne sont que la forme extérieure d’une vérité profonde; et une fois de plus, le philosophe invoque la réalité que nous sentons en nous : notre nature humaine, c’est-à-dire cette union d’une âme et d’un corps, est ainsi faite que nos passions, ou nos douleurs et nos joies les plus vives, se trouvent attachées à des actions qui ont précisément pour objet ces autres nous-mêmes, avec qui nous ne faisons qu’un tout, duquel même souvent nous nous estimons la moindre partie.
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La seule idée de l’être parfait implique l’existence de cet être, comme l’idée du triangle, par exemple, implique l’égalité des trois angles et de deux droits. Cette démonstration, donnée d’abord comme la troisième par notre philosophe, deviendra pour lui la première, celle qui doit passer avant les deux autres. Et en effet, la perfection emporte d’abord sa propre existence, ou l’existence de l’être parfait ; par là s’explique ensuite l’existence d’êtres imparfaits, qui ne se jugent tels que parce qu’ils ont l’idée de la perfection.
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Tout autre est la force dont parle Descartes : ce sont les 200 livres au moment où ils font monter le fardeau à la hauteur d’un pied, ou bien les 50 livres qui le haussent de 4 pieds ; c’est la force appliquée, au moment même où elle s’applique, qu’elle provienne d’un homme, ou d’un instrument inanimé, poids ou ressort. Le philosophe restitue ainsi au mot de force un sens tout matériel, ou plutôt mécanique ou mathématique, qui le rend susceptible d’une mesure exacte, et d’être introduit dans un rapport, dans une proportion : c’est le nombre qui, multiplié par la dimension de Polémiques.
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